1999 – Nomad’s Land par Collectif.

  • Note de l’éditeur :

  • Avis :

Dans le livre on ne peut plus obscure intitulé Nomad’s land # 4 dirigé par Alexandre Laumonier,  un certain Scott Bartleby dresse un remarquable portrait de Moondog sur une dizaine de page.

Si le texte traite un peu de la vie de Moondog (l’auteur fait mention d’un lointain lien de parenté entre le père de Louis Thomas Hardin et un certain John Wesley Harding, brigant pour lequel Robert Allen Zimmerman a.k.a Bob Dylan écrit une chanson qui donna le titre à son huitième album [1967], cependant j’émet une réserve les deux patronyme se ressemblent étrangement et on sait que l’écriture des noms évolue dans le temps, mais je ne sais pas d’où l’écrivain sort-il cette information). Si le texte donc, traite un peu de la vie du compositeur, c’est principalement sur sa musique qu’il nous donne des détails, notamment sur la technique du ground développé par Moondog, technique dont il donne les origines (ce qui fera ultèreieurement le thème d’un sujet à part entière).

Bien qu’il y ai quelques occurrences où Bartleby dit de Moondog qu’il est un compositeur mineur dans le sens où il n’a pas véritablement composé de «véritable symphonie» mais de courtes pièces qui selon l’auteur «apparaissent d’une grande banalité et d’une grande simplicité». Cependant il enchaine en expliquant en quoi bien que marginal, Moondog est un compositeur essentiel, «un véritable musicien […] à l’anglede l’histoire des musiques récentes».

Plus loin l’auteur évoque des similitudes entre certain Ground de Moondog et des morceaux de Drum ‘n’ Bass, la diversité des genres abordés (et mélangés) par Hardin,

  • Passages choisis :

«Pénéter la musique de Moondog, c’est embrasser cette ritournelle depuis l’origine du mouvement jusqu’au moment présent. Moondog partage avec [ses] camarades passés le vêtement (l’habit étrange au lieu – il n’y a pas de Viking à New York), la vie (celle de vagabond, même si elle n’est qu’apparence – justement parce qu’elle n’est qu’apparence, comme disait Gracian), le lieu (à la différence près que Moondog est dans la ville, et non à sa frontière – aujourd’hui les vagabonds ont le droit de cité) et la musique (quel que soit son nom – ground, ostinato, chaconne, valse…). Qu’on le nomme baroque, singulier ou clochard, c’est la même figure qui, depuis des siècles, entonne la même musique, uniquement pour manifester son existence décalée. La place de moondog dans l’Histoire (mineure) de la musique se mesure à cette déscendence et se confond avec l’histoire du ground. »

«Le ground, à la fois sous-terrain et bien visible, n’est là que pour manifester ce besoin : celui de rester debout (obstinare), de continuer à s’attacher, et, enfin, de trouver une destination.»

___________

Il existerait 4 numéros en tout et pour tout de la série Nomad’s Land édités par la maison d’édition Kargo qui ferma ses portes en 2008.

Éditions Kargo – Ce livre n’est plus en vente

Format : 96 pages,
ISBN : 2-913632-00-9.


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